Fiche 3.2 : Transition écologique et valorisation économique

Objectifs

La transition écologique constitue un levier de développement économique. La Vallée de la Seine, du fait de ses caractéristiques géographiques et des activités qui s’y sont développées, est un territoire propice au développement d’initiatives d’ampleur en ce domaine.

Quatre axes sont privilégiés :

  1. La transition vers une économie circulaire plus vertueuse en gestion des ressources naturelles
  2. La transition vers des solutions durables pour le transport de personnes et de marchandises
  3. Le développement des énergies renouvelables
  4. Les filières industrielles

L'Appel à Manifestation d'Intérêts (AMI) "Transition Écologique et Valorisation Économique"

L'Appel à Manifestation d'Intérêts (AMI) "Transition Écologique et Valorisation Économique" s'inscrit dans le cadre du Contrat de Plan État-Régions signé le 25/06/2016. Associant l'ADEME, les Conseils régionaux d'Ile-de-France et de Normandie et les services de l’État, il vise à favoriser l'essor de projets interrégionaux, innovants et exemplaires dans 4 domaines :

  • l'économie circulaire,
  • les nouvelles mobilités,
  • les énergies renouvelables et de récupération
  • les filières industrielles.

Edition 2020

Une publication présentent l'ensemble des projets financés dans le cadre du CPIER Vallée de la Seine ainsi que la synthèse des résultats de l'évaluation menée sur la période 2015-2018.

Téléchargez la brochure de présentation des lauréats

Appel à projets édition 2020

Edition 2021

L'ADEME, les Conseils régionaux d'Ile-de-France et de Normandie et les services de l’État lancent une deuxième édition de l'AMI "Transition Ecologique et Valorisation Economique" qui vise à favoriser l'essor de projets interrégionaux, innovants et exemplaires dans 4 domaines : l'économie circulaire, les nouvelles mobilités, les énergies renouvelables et de récupération et les filières industrielles à faible empreinte écologique.

La date limite de dépôt des dossiers de candidature pour l'édition en cours est fixée du 17/05/2021, 12h00.

Consulter le réglement et les modalités de dépôt

 

Actualités des projets de cette fiche

DELPHY - Déploiement de l’hydrogène bas carbone dans la Vallée de la Seine

La Vallée de Seine concentre aujourd’hui 45 % de la demande nationale en H2 avec une consommation estimée à 350 000 T / an sur 780 000 T, essentiellement centrée sur la production d’ammoniac (83% des capacités nationales) et des raffineries (45% des capacités nationales). On note aussi la présence diffuse de petits consommateurs dans la chimie, le traitement des métaux et la microélectronique. Dans la Glass vallée, nous avons une forte présence de la verrerie.

Le déploiement de l’hydrogène dit « bas carbone », produit à partir de ressources énergétiques faiblement émettrices de gaz à effet de serre est un enjeu majeur de la lutte contre le changement climatique et du développement d’une économie décarbonée en Vallée de Seine. C’est tout d’objectif de DEPLHY Vallée de Seine.

Le réseau réunit un large partenariat autour de Normandie Energies, la Région Normandie, France Hydrogène et France Chimie Normandie.

Restitution étude DEPLHY VDS & préconisations - Webinaire du 11 mars 2021

En savoir plus sur déploiement de l'hydrogène bas carbone en Vallée de Seine

"Bureaux de demain" : le réemploi et l'économie circulaire dans l'aménagement de bureaux

Avec le projet "bureaux de demain", le Cerema et l'IFPEB encouragent les professionnels d'Ile-de-France et de Normandie à favoriser le réemploi dans leurs projets d'aménagement de bureau.

Les aménagements dans les bureaux est une pratique qui engendre une production de déchets importante. Les matériaux et produits jetés sont pourtant loin d'être arrivés en fin de vie, ils ne répondent simplement plus à la demande du moment. La démarche « Bureaux de demain » propose d’accompagner les acteurs de la maîtrise d’ouvrage et les offreurs (industriels, startups, mainteneurs ou acteurs du réemploi), dans la mise en place de démarches d’économie circulaire au travers de produits du second œuvre issus du réemploi, ou éco-conçus. L’objectif est d’accompagner, former et doter d’outils opérationnels l’ensemble des parties prenantes de l’immobilier pour ancrer l’économie circulaire au cœur même de leurs pratiques.

En savoir plus sur la démarche "Bureaux de demain" sur le site du CEREMA

Webinaire de lancement du projet « LES BUREAUX DE DEMAIN » Workspace Future 2 - 19 janvier 2021

Projet GeoBaPa : Elaboration de référentiels de fond pédo-géochimique du bassin parisien

Webinaire n°1 : Projet GeoBaPa. Réutilisation hors site des terres excavées.

Les déchets inertes du BTP représentent plus de 60% du volume total de déchets produits par an en France, soit plus de 200 millions de tonnes. Les terres excavées constituent une part majeure et croissante de ce volume, leur potentiel de réutilisation hors de leur site d'excavation étant toutefois encore peu ou mal exploité. ​​​​​​​

La connaissance de la qualité chimique des sols est l'un des prérequis au développement de cette filière, et c'est dans ce cadre que s'inscrit le projet GeoBaPa, soutenu par les services de l'ETAT, l'ADEME et les régions Ile-de-France et Normandie dans le cadre de l'AMI CPIER Vallée de la Seine « Transition écologique et Valorisation économique ».

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Visionnez le replay du séminaire

Webinaire n°2 : Utilisation des référentiels GeoBaPa en projet d'aménagement

Les terres inertes issues des chantiers du BTP représentent près de la moitié du volume total de déchets produits en France, soit environ 150 millions de tonnes par an. Leur potentiel de réutilisation dans les projets d'aménagement est élevé mais reste toutefois encore peu exploité.

En cartographiant les sols franciliens et normands, le projet GeoBaPa vise à faciliter la réutilisation des terres excavées en tant que matériau de remblai alternatif dans les projets d’aménagement.

Nous avons le plaisir de vous inviter au webinaire du 31 mars afin de découvrir et d’appliquer sur un cas d’étude concret les résultats du projet

La réutilisation des terres excavées nécessitant notamment une étude de compatibilité entre les terres d'apport et les potentiels sites receveurs, le cas présenté lors de ce webinaire détaillera les différentes étapes de cette étude en incluant l'utilisation des référentiels GeoBaPa.

Inscription et programme

Evènement digital de clôture du projet GeoBaPa

Dans un contexte de forte évolution réglementaire en matière de gestion et de prévention des déchets, le secteur du bâtiment et des travaux publics, producteur majoritaire des déchets en France, est en plein renouveau. Un enjeu primordial réside en la réduction du volume de terres excavées évacué en installation de stockage, leur caractère inerte ou non dangereux pouvant en réalité permettre leur réutilisation dans les projets d'aménagement ou de génie civil.

Le projet GeoBaPa est né de cette impulsion et a permis l'établissement d'un référentiel public et gratuit visant à favoriser le déploiement de pratiques de réutilisation des terres respectueuses de la qualité des sols du bassin parisien.

Nous avons donc le plaisir de clôturer le projet en vous invitant à notre évènement du 15 avril 2021, dont le format a été adapté au contexte sanitaire actuel :

  • Suivez en ligne les échanges de grands acteurs concernés par la gestion des terres, réunis pour l’occasion en plateau TV,
  • Organisation de 3 présentations et 2 tables rondes sur une demi-journée.

Inscription et programme

E-way corridor : une mobilité électrique sans les contraintes

Le projet E-Way Corridor II a pour but de prolonger la précédente étude de faisabilité E-Way Corridor I, laquelle a montré que les conditions techniques et économiques peuvent être réunies pour l’installation et l’exploitation économiquement viable d’un corridor électrique sur l’Axe Vallée de la Seine, à l’usage des véhicules lourds de TRM (Transport Routier de Marchandises). Elle a aussi montré et quantifié le rôle majeur que ces routes électriques (« ERS » en Anglais) peuvent jouer dans la transition énergétique, dans laquelle tout porte à penser que l’utilisation raisonnée de l’électricité aura une importance majeure.

Décarboner la mobilité dans la Vallée de la Seine (par Shift Project)

[Présentation du projet par The Shift Project] La mobilité quotidienne en France est aujourd’hui principalement assurée par la voiture particulière. C’est le résultat de décennies de politiques d’aménagement et d’investissements publics qui ont favorisé l’étalement urbain et la voiture. Inverser cette tendance pour réduire les déplacements individuels en voiture prendra du temps.

Or, il apparait aujourd’hui comme essentiel de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), dont la voiture est le mode le plus émetteur, au sein du secteur le plus carboné : le transport. D’autre part, la baisse de la disponibilité (physique) du pétrole et l’introduction de taxes destinées à décourager l’utilisation de combustibles fossiles induit une forte tension sur la mobilité quotidienne des Français. Cette tendance, lourde si l’action climatique est prise au sérieux, ne pourra que s’accentuer si rien n’est entrepris pour réduire la dépendance à la voiture dans la mobilité quotidienne.

Partant de ce constat, The Shift Project a mené en 2017 l’étude « Décarboner la mobilité dans les zones de moyenne densité ». Cette étude a donné lieu à des éléments chiffrés sur les systèmes de mobilité alternatifs à la voiture particulière en solo (autosolisme) dans les zones de moyenne densité (ZMD) de France métropolitaine.

The Shift Project propose de reproduire une partie des résultats de l’étude France en se focalisant uniquement sur les aires urbaines de la Vallée de la Seine (VdS). Un zoom sera ainsi réalisé sur les régions Île-de-France et Normandie ainsi que sur trois métropoles, Caen, Rouen et Le Havre.

 

Restitution des éléments prospectifs

The Shift Project organise la restitution de ses résultats prospectifs sur la décarbonation de la mobilité quotidienne en Vallée de la Seine, au travers de deux événements : l’un à destination des acteurs de la mobilité normands, le 15 décembre 2020, l’autre à destination des acteurs de la mobilité franciliens, le 10 décembre 2020 (webinaires sur Zoom et Facebook Live).

Ces résultats sont le fruit d’un an d’étude basée sur les données de mobilité territoriale et sur des consultations d’experts, appuyée par les membres du CPIER Vallée de la Seine, et ce afin de fournir aux élus et techniciens territoriaux des ordres de grandeur quant aux effets de grandes orientations possibles des mobilités (télétravail, distribution des achats à domicile, système vélo, transports publics express, covoiturage).

Les détails et inscriptions à ces événements sont accessibles sur ce lien.

 

En savoir plus

#TissonsLaSolidarite : economie circulaire, sociale et solidaire dans le textile dans la Vallée de Seine

Une action financée au titre de l'AMI porté par l'ADEME et soutenue par des financements du CPIER 2019, dans le cadre de la fiche 3.2, vient de se concrétiser.

Il s'agit de la réalisation d’une étude sur le marché de l’upcycling, son développement et les emplois à apporter au sein de l’économie sociale et solidaire, notamment en vallée de la Seine. L'upcycling consiste à transformer tout ou partie d'un vêtement pour faire évoluer son style ou modifier sa fonctionnalité.

En parallèle une expérimentation est conduite au sein des ateliers couture du réseau Tissons la Solidarité, basé notamment en Normandie. En effet, le métier de retoucheur est en mutation. L'enjeu est donc de former les salariés en insertion à ces nouvelles techniques. Pour ce faire, une formation multisupports, en présentiel et à distance, a été développée. Elle prend la forme d'un Serious Game désormais disponible.

Projet « RER multimodal fret »

Ce projet a été financée dans le cadre du CPIER de la vallée de la Seine. Cette étude a été conduite par le bureau d’études SAMARCANDE et s’est achevée au premier semestre 2020. Le « RER multimodal fret » est un concept global, qui prend en compte le transport de marchandises, la logistique et les interfaces entre les différentes composantes de la chaine. Il concerne aussi bien les maillons maritimes et portuaires que les maillons continentaux, ou métropolitains et urbains.

« RER multimodal fret », appréhende ainsi la logistique, non pas comme une succession discontinue d’opérations et d’acteurs fonctionnant en silo, mais comme un système global reposant sur des opérations successives qui interfèrent entre elles dans le cadre d’une chaine intégrée, alors qu’actuellement, les différentes opérations techniques d’acheminement ne le sont pas nécessairement, étant au contraire souvent fractionnées en fonction du nombre d’opérateurs sollicités. Dans ce contexte, l’articulation « porto-métropolitaine » est un enjeu clé, car elle met en jeu la relation entre deux types de pratiques logistiques fondées sur la massification des flux.

Deux scenarios innovants sont proposés par SAMARCANDE pour répondre aux enjeux du report modal, du rééquilibrage de la logistique le long de l'axe Seine et de la réduction des derniers kilomètres routiers. De même, ils incluent une exploitation optimisée et un réseau qui irriguent le tissu urbain, proposant des dessertes fréquentes, une offre modulaire avec un système de réservation. Le rôle central des ports maritimes et fluviaux et leur vocation logistique sont affirmés.

Le premier concerne le mode fluvial. Il est basé sur l’utilisation de barges circulant en convois, qui se connectent à des stations urbaines ou périurbaines. Ces barges transportent des conteneurs, des caisses urbaines ou des petits véhicules de livraison, en provenance ou à destination d’usines et d’entrepôts, de points de vente et de petits commerces, ou encore de particuliers et ou d’artisans. Des stations fluviales implantées dans Paris permettent de pénétrer le tissu urbain dense avec une faible mobilisation des quais, maintenant ainsi une mixité des usages. De plus, des sites périurbains assurent le maillage régional en lien avec les grands sites logistiques franciliens. En outre, la répartition des escales contribue à des projets de développement industriel et logistique. Enfin, des stations normandes et de Seine Aval deviennent à la fois des sites de transbordement modal et de valorisation grâce au développement d'entrepôts portuaires.

Le second scénario, concernant le mode ferroviaire, consiste à offrir un service cadencé entre une station normande, à partir de laquelle sont préparées des caisses mobiles urbaines et un point de livraison en zone dense. Il repose sur l’utilisation d’un chantier de transport combiné à proximité du cœur de Paris (type Chapelle International).

Le travail conduit a permis d’éclairer les équilibres économiques des modèles proposés. Il met en évidence les efforts à accomplir pour atteindre des coûts concurrentiels par rapport à une offre routière.